Le retour d'une saga parodique incontournable
L'horreur n'a jamais été aussi sérieuse. Et c'est peut-être précisément pour cette raison que Scary Movie a décidé de faire son grand retour. Après des années dominées par les reboots, les suites « définitives », l'elevated horror et les legacy sequels, la saga parodique qui a marqué toute une génération relance la machine avec un nouveau chapitre prêt à tout démonter.
Vingt-six ans après avoir survécu à un tueur masqué un peu trop familier, les « Core Four » se retrouvent une nouvelle fois dans le viseur du meurtrier. Marlon Wayans (Shorty), Shawn Wayans (Ray), Anna Faris (Cindy) et Regina Hall (Brenda) reforment leur quatuor légendaire sur grand écran, entourés de visages emblématiques et de nouvelles têtes qui promettent d'amplifier encore davantage le chaos comique.
Le trailer de Scary Movie
Le trailer ne laisse que peu de place au doute : dans le collimateur, ce n'est pas seulement un énième slasher, mais tout le système des franchises contemporaines. Reboots, remakes, requels, prequels, suites, spin-offs, origin stories, chapitres « finaux » qui ne se terminent jamais et tout projet contenant le mot « legacy » deviennent autant de terrains de jeu pour une satire qui ne semble pas disposée à faire de cadeaux.
Les Wayans de retour aux commandes
Derrière le projet, on retrouve les frères Wayans, véritables architectes de l'irrévérence originelle de la saga, aux côtés de Craig Wayans et Rick Alvarez. La réalisation, quant à elle, est confiée à Michael Tiddes. L'objectif est clair : retrouver l'esprit provocateur des débuts et l'adapter à un paysage cinématographique profondément transformé.
Si le premier Scary Movie ciblait la vague slasher des années 90, ce nouveau chapitre pointe directement vers l'horreur d'aujourd'hui, toujours plus consciente d'elle-même, sophistiquée et souvent autoréférentielle. La promesse est celle d'une parodie qui redevient excessive, irrévérencieuse et délibérément outrancière.
Quand sort le film ?
Le film arrivera en juin dans les salles de cinéma. Et, à en juger par les premières images, aucune franchise d'horreur ne peut vraiment se sentir en sécurité.













